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CHIRURGIE

LIFTING CERVICOFACIAL OU LIFTING DU VISAGE ET DU COU
 
1. Définition :
Il existe aujourd’hui plusieurs types de liftings qui permettent d’améliorer les disgrâces provoquées par le vieillissement du visage et du cou, soit de manière plus étendue.
Le lifting cervico-facial est le plus fréquemment réalisé ; c’est la correction chirurgicale du vieillissement au niveau du cou ainsi qu’au niveau du visage depuis la région des tempes jusqu’à la région des bajoues.
Avant Correction
Aprés correction
 
2. Objectifs :
L’opération a pour but de traiter l’affaissement et le relâchement de la peau et des muscles du visage (tempes et sourcils, joues, bajoues, ovale du visage) et du cou.
L’objectif d’une telle intervention n’est pas de changer la forme et l’aspect du visage. Au contraire, la simple restauration des différentes structures anatomiques de la face et du cou (peau, muscles, graisses) permet à l’opéré(e) de retrouver l’aspect qui était le sien quelques années auparavant.
 
3. Principes :  
Les muscles sont remis en tension, de manière à corriger leur relâchement. La peau est ensuite redrapée à la demande sur les nouveaux galbes, sans traction excessive. Cette double action permet d’obtenir un résultat naturel (car la peau n’est pas trop tirée) durable (car la peau musculaire es t solide) des suites opératoires en général assez simples (la peau « marque » moins parce qu’elle est peu traumatisée, du fait de la tension et du décollement limités). Les surcharges graisseuses éventuelles peuvent être traitées par lipo-aspiration.
A l’inverse, si le visage est émacié, cet aspect peut être corrigé dans le même temps par réinjection de graisse autologue (lipostructure)
Ainsi, le visage et le cou sont en quelque sorte « reconstruits », « restructurés ».
Les incisions cutanées nécessaires sont cachées pour l’essentiel dans les cheveux (au niveau es tempes et de la nuque) et au pourtour de l’oreille. La cicatrice est ainsi presque entièrement dissimilée.
Le lifting cervico-facial peut être fait dès que les signes de vieillissement apparaissent et qu’une demande de correction motivée en est formulée, généralement à partir de 40 à 45 ans.
Cette intervention peut être associée à un autre geste de chirurgie esthétique faciale : chirurgie esthétique (blépharoplastie). Elle peut aussi être complétée par des thérapeutiques médicochirurgicales (laserbrasion, dermabrasion, peeling, traitement médical des rides ou sillons, injections de toxine botulique)
 
4. Avant l’intervention : 
Un bilan préopératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.
Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les dix jours précédant l’intervention.
Il sera pratiqué un lavage des cheveux la veille de l’intervention.
Il est fondamental de rester à jeun (ne rien manger ni boire) six heures avant l’intervention.
 
5. Types d’anesthésie et modalité d’hospitalisation :
 5.1 Types d’anesthésie
 
Le lifting cervico-facial peut être réalisé sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intraveineuse (anesthésie « vigile »)
Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d’une discussion entre vous, l’anesthésiste et le chirurgien.
 
6. Après l’intervention : les suites opératoiree :
La sortie pourra intervenir soit le lendemain, soit le surlendemain de l’intervention.
Les premiers jours, il faut se reposer au maximum et éviter tout effort violent.
Au cours de ces premiers jours, l’opéré(e) ne doit ni s’étonner ni s’inquiéter :
-D’un œdème (gonflement) qui peut être plus accentué le deuxième jour que le premier.
-D’ecchymoses (bleus) dans la région du cou et du menton
-D’une sensation de tension douloureuse, surtout en arrière des oreilles, et autour du cou.
Ces ecchymoses et ces œdèmes disparaissent en moyenne dans les deux semaines postopératoires.
Au bout du premier mois, le gonflement a en général presque disparu. Mais il persiste une légère induration des zones décollées, plus palpable que visible. Les oreilles ne retrouvent leur sensibilité qu’un ou deux mois plus tard.
Les cicatrices sont cachées en avant et en arrière par les cheveux. La zone légèrement visible, en avant de l’oreille, peut être temporairement masquée par la coiffure ou le maquillage.
Schématiquement, on est :
-Au septième jour, présentable pour les intimes
-Vers le douzième jour, présentable pour les intimes
-Mais pour paraître devant les personnes dont on veut qu’elles ignorent l’opération, il est nécessaire de prévoir trois semaines.
 
7. Le résultat :
Au bout de deux à trois mois, on peut avoir une bonne idée du résultat définitif. Mais les cicatrices sont encore un peu rosées et indurées et ne s’atténuent que vers le sixième mois.
Grâce aux progrès accomplis et à une grande minutie technique, on obtient le plus souvent un effet de rajeunissement appréciable, qui reste toutefois très naturel : le visage un aspect « chirurgical » et a retrouvé approximativement les traits qui étaient les siens huit ou douze ans auparavant, ce qui donne globalement un aspect reposé détendu et rafraîchit. Cette amélioration physique s’accompagne en règle générale d’un mieux-être psychologique.
A long terme, le lifting cervico-facial a permis de lutter contre les outrages du temps, mais le vieillissement continu à faire son œuvre l’on peut éventuellement envisager une nouvelle intervention à type de lifting au bout d’une dizaine d’années.
 
8. Les complications envisageables :
Un lifting cervico-facial, bien que réalisé pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médicale, aussi minime soit-il.
Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgical.
En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le (la) patient (e) des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins facile à maîtriser : le fait d’avoir recours à un anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical, fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeable.
Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillance ont fait d’immenses progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.
En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un chirurgien plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.
Pour autant, et malgré leur rareté, vous devez quand même connaître les complications possibles :
- Un hématome nécessitant une évacuation rapide
- Une nécrose cutanée localisée, responsable d’un retard de cicatrisation
- Des lésions nerveuses, en particulier la lésion d’une branche du nerf facial, susceptible d’entraîner une parésie, tout à fait exceptionnelle et les séquelles de telles complications disparaissent le plus souvent en quelques mois
- Des cicatrices anormales, hypertrophiques voire chéloïdes, d’apparition et d’évolution imprévisibles, peuvent compromettre l’aspect esthétique du résultat et requiert des traitements locaux spécifiques souvent longs.
- Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple comporte toujours une petite part d’aléas.
Le recours à un chirurgien plasticien vous assure que celui-ci à la formation et la compétence requise pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement.

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