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CHIRURGIE

LIFTING DE LA FACE INTERNE DE LA CUISSE
 
1. Définition, objectifs et principes : 
Lorsqu’il existe un relâchement de la peau au niveau de la face interne des cuisses, une lipo-aspiration isolée ne peut suffire et seule une remise en tension de cette peau est susceptible de corriger ce défaut : c’est le lifting crural ou lifting de la face interne de la cuisse.
L’intervention a alors pour but de réaliser l’ablation de l’excédent de peau, de réduire l’infiltration graisseuse sous-jacente, et de bien suspendre la peau en profondeur (au plan aponévrotique sous-jacent)
 
2. Avant l’intervention : 
Un bilan préopératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.
Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les dix jours précédents l’intervention.
 
3. Type d’anesthésie :
 3.1. Type d’anesthésie
 
Le lifting de la face interne des cuisses peut être réalisé sous anesthésie générale ou sous anesthésie locale approfondie par des tranquillisants administrés par voie intraveineuse (anesthésie « vigile »)
Le choix entre ces différentes techniques sera le fruit d’une discussion entre vous, le chirurgien et l’anesthésiste.
 
 3.2. Modalité d’hospitalisation 
La durée d’hospitalisation sera en moyenne de un à trois jours selon les cas.
 
4. L’intervention :  
On peut retenir des principes de base communs : l’incision est située, en avant, près du plis de l’aine. Elle se prolonge ensuite dans le sillon situé entre le périnée et le haut de la face interne de la cuisse, et se poursuit en arrière jusqu’au plis fessier où elle se termine. Elle correspond à la future cicatrice.
Une lipo-aspiration est associée chaque fois qu’il existe une infiltration adipeuse de la région.
La peau en excès est retirée à la demande et une fixation est réalisé en profondeur au ligament aponévrotique, situé en haut de la face interne de la cuisse, de manière à bien maintenir la correction de l’affaissement, éviter que la cicatrice ne redescende et assurer le pérennité d’une anatomie normale et harmonieuse. La cicatrice se trouve ainsi caché dans un plis naturel et sera donc assez discrète.
En fin d’intervention on réalise un pansement à l’aise de bandes élastiques collantes ou bien on met en place un panty de liposuccion.
La durée de l’intervention est en moyenne d’une heure et demie.
 
5. Après l’intervention : les suites opératoires
La sortie pourra intervenir en règle générale le lendemain ou le sur lendemain de l’intervention.
Dans les suites opératoires, des ecchymoses (bleus) et un œdème (gonflement) peuvent apparaître. Ils régresseront dans les dix à 20 jours suivant l’intervention.
Les douleurs sont en règle générale peu importante, limitées à quelques phénomènes de tiraillements et d’élancements.
La période de cicatrisation peut s’avérer un peu désagréable du fait de la tension qui s’exerce sur les berges de la suture : durant cette période, il conviendra d’éviter tout mouvement d’étirement brutal.
Cependant, il n’est pas rare que des imperfections localisées soient observées sans qu’elles ne constituent de réelles complications :
- Ces imperfections concernent notamment la cicatrice qui peut être un peu visible, distendue, voire adhérente. En cas de tension excessive imposée aux sutures, on peut observer un abaissement voire une migration vers le bas de cicatrice, exposant au risque de traction sur la vulve. On sait aussi que, si les cicatrices s’estompent bien en général avec le temps, elles ne sauraient disparaître complètement. A cet égard, il ne faut pas oublier que, si le chirurgien, qui réalise le sutures, la cicatrice elle, est le fait de la patiente.
- Ainsi, ces cicatrices sont soumises aux aléas de toutes cicatrisation avec le risque d’une évolution hypertrophique, qui nécessitera un traitement spécifique.
- Les résultats de lipo-aspiration quant à eux peuvent être caractérisés par une insuffisance de correction, une légère asymétrie résiduelle ou de petite irrégularités de surface.
Ces imperfections de résultat sont en général accessibles à un traitement complémentaire : « petites retouches » chirurgicales réalisées sous anesthésie locale ou anesthésie locale approfondie, mais pas avant le sixième mois postopératoire.
 
6. Les complications envisageables
Un lifting de la face interne des cuises, bien que réalisé pour des motivation en partie esthétique, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médicale, aussi minimes soit-il.
Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celle liées au geste chirurgical.
En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même le patient des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus au moins facile à maîtriser : le fait d’avoir recours à un contexte réellement chirurgical fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables.
Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillances ont fait d’immense progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.
En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un chirurgien plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques sans toutefois les supprimer complètement.
Il y a lieu de prévoir un arrêt de travail de un à trois semaines, en fonction de la nature de l’activité professionnelle.
La pratique d’une activité sportive pourra être reprise progressivement à partir de la sixième semaine postopératoire.
La cicatrice est souvent rosée pendant les trois premiers mois puis elle s’estompe en règle générale après le troisième mois, et ce, progressivement pendant un à trois mois.
Elle ne doit pas être exposée au soleil ni au UV avant trois mois.
 
7. Le résultat
Il est apprécié dans un délai de six à 12 mois après l’intervention.
On observe, le plus souvent, une bonne correction e l’infiltration graisseuse et du relâchement de la peau, ce qui améliore nettement la morphologie de la cuisse.
Les cicatrices sont habituellement discrètes, d’autant qu’elles sont cachées dans un pli naturel.
Ainsi grâce à une amélioration des techniques et grâce à l’expérience acquise, les résultats de cette intervention, qui a eu longtemps mauvaise réputation, se sont aujourd’hui très nettement améliorés.
Il s’agit néanmoins d’une chirurgie délicate pour laquelle la plus grande rigueur ne met en aucune manière à l’abri d’un certain nombre d’imperfections, voire de complications.
 
8. Les imperfections de résultat
Le plus souvent un lifting de la face interne des cuisses correctement indiqué et réalisé rend un réel service aux patient (e) avec l’obtention d’un résultat satisfaisant et conforme à ce qui était attendu.
En effet, des complications peuvent survenir au décours d’un lifting de la face interne des cuisses qui constitue une des interventions les plus délicates de la chirurgie plastique e esthétique. Parmi ces complications envisageables, il faut citer :
- Les accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire) bien que globalement assez rare après ce type d’intervention, sont parmi les plus redoutables. Des mesures préventives rigoureuses doivent minimiser l’incidence : port de bas anti-thrombose, lever précoce, éventuellement traitement anti-coagulant
- La survenue d’un hématome, en effet, assez rare peut justifier une évacuation afin de ne pas risquer d’altérer secondairement la qualité esthétique du résultat
- La survenue d’une infection est favorisée par la proximité des orifices naturels : son traitement fait appel à un drainage chirurgical et une prescription d’antibiotique
- On observe parfois à partir du huitième jour postopératoire, la survenue d’un épanchement lié à un écoulement de lymphe : un tel épanchement doit parfois être ponctionné et il s’assèche en général sans séquelle particulière
- Une névrose cutanée est en fait rarement observée : elle et en règle générale limitée et localisée. La prévention de ces nécroses repose sur une indication bien posée et sur la réalisation d’un geste technique adapté et prudent
Au total il ne faut pas surévaluer les risques mais simplement prendre connaissance qu’une intervention chirurgicale même apparemment simple comporte toujours une petite part d’aléas
Le recours à un chirurgien plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications ou les traiter efficacement le cas échéant.

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