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CHIRURGIE PLASTIQUE ET ESTHETIQUE DE LA PAROI ABDOMINALE |
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| 1. Définition et avant propos : |
Les disgrâces qui affectent la paroi abdominale sont particulièrement mal ressenties et mal vécues.
L’apparition de la lipo-aspiration a transformé cette chirurgie. Elle permet, en effet, de réduire l’importance des interventions et les cicatrices résiduelles.
Dans ce domaine de la paroi abdominale, il n’existe pas une technique unique qui puisse être appliquée à tous les cas.
Il convient de bien analyser les lésions et de savoir prendre en compte plusieurs paramètres : état de la peau, importance de la surcharge graisseuse, tonicité des muscles abdominaux, morphologie générale de la patiente ou du patient ; on en déduira la stratégie la mieux adaptée à chaque cas.
Schématiquement, en présence d’une demande de correction chirurgicale de la paroi abdominale, deux cas de figure peuvent être observés : soit une lipo-aspiration abdominale sera envisagée isolément, soit il faudra avoir recours à une plastie abdominale ou abdominoplastie.
- La lipo-aspiration abdominale isolée
Se reporter à la fiche d’information concernant la lipo-aspiration.
- Les plasties abdominales
Chaque fois qu’il existe des lésions importantes de la peau, avec une distension notable, des vergetures nombreuses, voire des cicatrices, la lipo-aspiration isolée sera insuffisante et il faudra recourir à une plastie abdominales.
Le but d’une telle intervention est d’enlever la peau la plus abîmée (distendue, cicatricielle ou vergeturée) et de rendre la peau saine périphérique.
On peut y associer dans le même temps le traitement d’une surcharge graisseuse localisée par la lipo-aspiration et le traitement de lésions des muscles abdominaux sous-jacente (diatasis, hernie)
L’abdominoplastie la plus habituellement réalisée consiste à pratiquer l’ablation d’un large fuseau de peau, correspondant à tout ou partie de la région située entre l’ombilic et le pubis, selon un dessin adapté aux lésions.
La peau sus-jacente, saine, située en regèle générale au-dessus de l’ombilic sera redrapée vers le bas, de manière à reconstituer une paroi abdominale.
L’ombilic est réservé et replacé en position normale, grâce à une incision faite dans la peau abaissée.
Une telle chirurgie laisse toujours une cicatrice plus ou moins longue et plus ou moins cachée, selon l’importance et la localisation de la peau lésée dont il a fallu réaliser l’ablation. Le plus souvent, cette cicatrice est située au bord supérieur des poils pubiens et déborde plus ou moins loin dans les plis de l’aine. Sa longueur est prévisible avant l’intervention : le(la) patiente devra en être très clairement prévenu(e) |
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Avant Correction |
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Avant Correction |
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Aprés corrcetion |
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Aprés corrcetion |
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| 2. Avant l’intervention : |
Un bilan préopératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.
Le médecin anesthésiste sera vu en consultation, au plus tard 48 heures avant l’intervention.
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les dix jours précèdent l’intervention |
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| 2.1. Type d’anesthésie |
L’abdominoplastie nécessite pratiquement toujours une anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez complètement.
La durée d’hospitalisation varie de deux à cinq jours. |
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| 3. Après l’intervention : |
Il faut prévoir des pansements pendant une quinzaine de jours après l’intervention. Le port dune gaine de soutient est conseillé pendant deux à quatre semaines jour et nuit.
Il faut prévoir un arrêt de travail de deux à quatre semaine.
La cicatrice est souvent rosée pendant les deux à trois premiers mois, puis elle s’estompe, en règle générale après le troisième mois et ce, progressivement, pendant un à trois ans.
Elle ne devra pas être exposée au soleil ni au UV avant trois mois.
La pratique d’une activité sportive pourra être reprise progressivement à partir de la sixième semaine postopératoire. |
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| 4. Le résultat : |
Il ne peut être jugé qu’à partir d’un an après l’intervention.
En ce qui concerne la cicatrice, il faut savoir que, si elle s’estompe bien en général avec le temps, elle ne saurait disparaître complètement. A cet égard, il ne faut pas oublier que, si c’est le chirurgien qui réalise les sutures, la cicatrice, elle, est le fait du (de la) patient(e).
Au-delà de l’amélioration esthétique qui est souvent appréciable, les plasties abdominales apportent en règle générale à la patiente (au patient) une amélioration très nette en ce qui concerne le confort. |
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| 5. Les complications envisageables : |
Une plastie abdominale, bien que réalisée pour des motivations en partie esthétique, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médicale, aussi minime soit-il.
Il faut distinguer les complications liées à l’anesthésie de celles liées au geste chirurgicale.
En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même de le (la) patient(e) des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins facile à maîtriser : le fait d’avoir recours à un anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical ( salle de réveil, possibilité de réanimation), fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables.
Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillances ont fait d’immense progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.
En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un chirurgien plasticien qualifié et compétent, formé ç ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.
Le plus souvent, une plastie abdominale correctement indiquée et réalisée rend un réel service aux patient (e) s, avec l’obtention d’un résultat satisfaisant et conforme à ce qui était attendu.
Cependant, il n’est pas rare que les imperfections localisées soient observées, sans qu’elles constituent de réelles complications :
- Ces imperfections concernent notamment la cicatrice qui est parfois un peu visible, adhérente, voire asymétrique ou ascensionnée. Cette cicatrice peut, dans certains cas, devenir élargie, voire chéloïde.
- L’ombilic peut être parfaitement extériorisé et avoir perdu un peu de son naturel.
- Enfin, en cas de tension excessive au niveau des berges de la suture, une ascension des poils pubiens peut êtres observée.
Ces imperfections de résultat sont en règle générale accessibles à un traitement complémentaire : « retouche » chirurgicale réalisée sous anesthésie locale ou anesthésie locale approfondie à partir du 12ème mois postopératoire.
Des complications peuvent survenir au décours d’une plastie abdominale qui constitue la plus lourde des interventions de chirurgie envisageables, il faut citer :
- Les altérations de la sensibilité de la paroi, notamment une diminution de la sensibilité prédominant dans la région sous ombilicale, peuvent être observées : la sensibilité normale réapparaît le plus souvent dans un délai de trois à 12 mois au décours de l’abdominoplastie.
- La survenue d’un hématome, en fait assez rare, peut justifier une évacuation afin d’éviter une altération secondaire de la qualité esthétique du résultat.
- La survenue d’une infection, en fait peu fréquente, nécessitera un drainage chirurgical et un traitement antibiotique.
- Il n’est pas rare d’observer à partir du huitième jour postopératoire, la survenue d’un épanchement lié à un écoulement de lymphe et à un suintement de la graisse. Un tel épanchement doit parfois être ponctionné, et il s’assèche en général sans séquelles particulières.
- Une nécrose cutanée est parfois observée, en règle limitée et localisée. Les nécroses importantes sont, en fait, exceptionnelles. |
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