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CHIRURGIE

PROTHESES MAMMAIRES ET HYPOPLASIE DES SEINS OU PLASTIE
D’AUGMENTATION MAMMAIRE PAR PROTHESES
 
1. Définition : 
L’hypoplasie mammaire est définie par un volume de seins insuffisamment développée par rapport à la morphologie de la patiente. Elle peut exister d’emblée (seins petits depuis la puberté) ou apparaît secondairement, à la suite d’un amaigrissement important ou d’une grossesse suivie d’allaitement.
Elle peut être isolée ou associée à une ptose, c’est- à-dire un affaissement de la glande et une distension de la peau.
 
2. Objectif : 
Une plastie mammaire d’augmentation consiste à corriger le volume jugé insuffisant des seins par la lise en place d’importants (prothèses) derrière la glande mammaire.
 
3. Principe :
Tous les implants mammaires actuellement utilisés sont composés d’une enveloppe ; et d’un produit de remplissage
L’enveloppe est toujours constituée de silicone élastique (élastomère de silicone). Elle peut être lisse ou rugueuse (texturée).
En ce qui concerne les produits de remplissage, seuls sont autorisés aujourd’hui le sérum physiologique et le gel de silicone car ils sont connus et utilisés depuis plus de 40 ans
 
4. Avant Intervention : 
L’emplacement de la cicatrice, la situation de la prothèse par rapport au muscle, le type et la taille de la prothèse par rapport au muscle, le type et la taille de la prothèse auront été décidés en consultation, en fonction notamment du contexte anatomique et des désirs exprimés par la patiente. On parvient ainsi, après un exposé clair des différentes méthodes, à choisir ce qui convient le mieux à chaque cas.
Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.
Le médecin anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.
Outre les examens pré-opératoires habituels, il peut être utile de vérifier l’imagerie mammaire (mammographie, écographie).
Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les dix jours précédent l’intervention.
 
5. Type d’anesthésie et modalité d’hospitalisation         
    5.1 Type d’anesthésie
Il s’agit le plus souvent d’une anesthésie générale classique, durant laquelle vous dormez complètement.
 
    5.2 Modalités d’hospitalisation
Une hospitalisation d’une journée est habituellement suffisante.
 
6. L’intervention
    6.1 Incision cutanée
L’implant est introduit par une courte incision située
. Soit sur l’auréal ;
. Soit dans la région de l’aisselle ;
. Soit dans le pli sous mammaire.
 
    6.2 Position de l’implant
La loge qui est aménagée par décollement et dans laquelle la prothèse est implantée est située :
. Soit derrière la glande mammaire et devant le muscle grand pectoral ;
. Soit derrière la glande et derrière le muscle grand pectoral.
 
    6.3 Gestes associés
En cas de ptôse mammaire (seins tombants, aréole basse), il est souhaitable d’associer un geste de réduction de l’enveloppe cutanée, ce qui implique une rançon cicatricielle plus importante (périaréolaire, verticale).
Il est possible qu’un drain soit laissé en place quelques jours après l’intervention de manière à ce que le sang ou le liquide qui peuvent se collecter soient éliminés.
En fin d’intervention, un pansement modelant, avec des bandes élastiques en forme de soutient – gorge, est confectionné.
L’intervention peut durer de une à deux heures.
 
7. Après l’intervention : les suites opératoires.
Les suites opératoires peuvent être douloureuses les premiers jours, notamment lorsque l’implant est placé derrière le muscle grand pectoral. On a alors recours à un traitement antalgique pendant quelques jours.
Dans le meilleur cas, la patiente ressentira une forte sensation de tension.
Œdème (gonflement) et ecchymose (bleus) des seins, gène à l’élévation des bras sont fréquents au début.
Le premier pansement est retiré au bout de 24 à 48 heures et remplacé par un pansement plus léger, réalisant une sorte de bustier élastique confectionné sur mesure.
La sortie a lieu 24 à 48 heures après l’intervention, puis la patiente est revenue en consultation deux à trois jours plus tard : On met alors en place un soutien-gorge assurant une bonne contention.
Le port de ce soutien-gorge est conseillé pendant environ un mois, nuit et jour.
Si les fils de sutures ne sont pas résorbable, ils sont retirés entre le huitième et le quinzième postopératoire.
Il convient d’envisager une convalescence et un arrêt de travail d’une durée de huit à dix jours.
On conseille d’attendre un à deux mois pour reprendre une activité sportive.
 
8. Le résultat
Il peut être apprécié à partir du troisième mois, délai nécessaire à l’assouplissement des seins et à la stabilisation des prothèses.
Au-delà de l’amélioration esthétique, le retentissement psychologique est le plus souvent bénéfique.
 
9. les imperfections de résultat
Il est possible que la cicatrice ait une évolution anormale, sous forme d’épaississement ou d’une rétraction.
En outre, une insatisfaction du résultat esthétique peut motiver une réintervention après avis du chirurgien.
 
10. La question de la durée de vie de l’implant
Une prothèse, qu’elle soit remplie de gel de silicone ou de sérum physiologique e une durée de vie incertaine que l’on ne peut estimer précisément a priori puisqu’elle dépend de l’éventuelle survenue d’une complication. Ainsi, la durée de vie de l’implant ne peut être garantie.
Une femme porteuse d’implants est exposée au risque d’avoir recours à une intervention complémentaire de remplacement pour que l’effet bénéfique soit maintenu.
 
11. Les complications envisageables
L’augmentation mammaire par prothèse, bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétique n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés a tout acte médical aussi minime soit-il.
Il faut distinguer, les complications liées à l’anesthésie de celle liées au geste chirurgical.
En ce qui concerne l’anesthésie, lors de la consultation, le médecin anesthésiste informera lui-même de le (la) patient(e) des risques anesthésiques. Il faut savoir que l’anesthésie induit dans l’organisme des réactions parfois imprévisibles, et plus ou moins facile à maîtriser : le fait d’avoir recours à un anesthésiste parfaitement compétent, exerçant dans un contexte réellement chirurgical, fait que les risques encourus sont devenus statistiquement presque négligeables.
Il faut savoir, en effet, que les techniques, les produits anesthésiques et les méthodes de surveillances ont fait d’immense progrès ces vingt dernières années, offrant une sécurité optimale, surtout quand l’intervention est réalisée en dehors de l’urgence et chez une personne en bonne santé.
En ce qui concerne le geste chirurgical : en choisissant un chirurgien plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum ces risques, sans toutefois les supprimer complètement.
Les suites opératoires sont en général simples au décours d’une augmentation mammaire par prothèse. Toutefois des complications peuvent survenir, certaines inhérentes à l’ensemble des interventions de chirurgie mammaires, d’autres liées à la mise en place d’un corps étranger dans le sein : les risques spécifiques aux implants mammaires.

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