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Les traitements de la ménopause
Dans la périménopause, le traitement n'est pas toujours nécessaire. En comparaison des Etats-Unis (28%), le pourcentage de femmes utilisant un traitement hormonal est très faible (5%).
S'il est décidé d'y recourir, ce dernier repose sur la prescription de progestatifs :
Cycles courts : Duphaston, Lutéran, Lutionex, Farlutal du 15° au 25° jour.
Règles très hémorragiques (ménorragies) : Orgamétril, Norluten,Lutométrodiol du 5° au 25° jour.
Le traitement de la ménopause confirmée (les cycles artificiels) repose sur la prescription d'œstrogène naturel (17 ß œstradiol) par voie orale, par voie percutanée, par patch adhésif, en cures discontinues 20 jours par mois pendant plusieurs années associées de façon séquentielle à un progestatif.
C'est le traitement hormonal substitutif (THS).
Pour les œstrogènes, la voie orale est efficace sur les bouffées de chaleur et la prévention de l'ostéoporose mais avec cependant un risque de complication cardio-vasculaire. Elle permet d'éviter huit fois sur dix la réapparition mensuelle des hémorragies de privation.
Les œstrogènes naturels administrés par voie percutanée ont l'avantage sur les formes orales d'éviter le passage hépatique et donc l'inondation du foie par les œstrogènes avec ses conséquences sur le métabolisme des lipides et les complications cardio-vasculaires.
L'inconvénient du gel est qu'il ne permet pas toujours de contrôler la dose réellement absorbée, celui du patch d'être visible...
Quant aux progestatifs, il s'agit des dérivés norpregnanes (Surgestone, Lutenyl), de la demegestrone (Lutionex), de la dydrogestérone (Duphaston) ou de la progestérone naturelle (Utrogestan), qui sont prescrits à la dose minimale efficace 10 à 15 jours par mois au cours des deux dernières semaines du cycle artificiel.
Ce traitement nécessite une surveillance tous les 6 mois des lipides (cholestérol HDL, VLDL, triglycérides), de la glycémie et de la pression artérielle. Des frottis cervico-vaginaux et endométriaux doivent être régulièrement effectués ainsi que l'examen des seins et la mammographie.
La durée du traitement n'a pas de limite théorique ; c'est souvent la lassitude qui entraîne l'arrêt.
Des associations œstroprogestatives adaptées à la ménopause et donc non contraceptives sont très faiblement dosées et associent œstradiol et un progestatif (norethistérone) (Kliogest, Trisequens).
Une autre pilule adaptée à la ménopause, Estrofem (œstradiol et œstriol), ne contient pas de progestatif.
Le traitement préventif de l'ostéoporose post-ménopausique fait appel à l'œstrogénothérapie substitutive par gel d'œstradiol percutané ou patch adhésif associée à un progestatif non androgénique, mais ce traitement, doit être pesé soigneusement.
Des conseils d'hygiène de vie permettent également de limiter les effets de la ménopause :
L'activité sportive : 1 à 2 heures de marche par jour,
L'hygiène alimentaire donnant une grande place aux laitages,
La prévention des chutes,
La kinésithérapie,
L'alitement prolongé est contre-indiqué.
En cas d'ostéoporose confirmée par un examen spécial appelé ostéodensitométrie, un traitement adapté sera mis en place.
Dans l'atrophie vulvo-vaginale, en l'absence de traitement hormonal substitutif, le traitement local peut donner de bons résultats.
Les lubrifiants sont en général très bénéfiques, bien tolérés physiquement et psychologiquement. L'œstrogénothérapie locale se prescrit sous forme d'ovules et de crèmes, à visée non seulement lubrifiante mais également trophique.
Contre-indications :
Le traitement hormonal substitutif oral est contre-indiqué en cas d'antécédents thrombo-emboliques, de cancers de l'utérus (endomètre) et du sein, d'hépatite, ou de risques élevés (tabagisme associé)... Il existe également des contre-indications relatives telles que l'obésité ou un diabète modéré.
En cas de contre-indication hormonale ou de refus de la patiente, de traitements symptomatiques non hormonaux des bouffées de chaleur peuvent lui être administré: Abufène, Centralgol, véralipride (Agréal).
Au cours de sa vie, la femme connaît différents tournants : la ménopause, après la puberté et la grossesse, constitue l'un d'eux. Parce qu'il constitue la fin d'un cycle, la fin de la fertilité, cette étape influe sur le psychisme féminin de manière importante et variée. Les troubles de la ménopause peuvent altérer la perception de sa féminité. Ces aspects n'ont pas été traités de manière détaillée dans cet article, mais ils sont au cœur de notre article voir la vie en rose après la ménopause.
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